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L’essor des banques en ligne, vers un nouveau modèle d’affaires à l’horizon 2020

La banque de détail en France subit actuellement de profonds bouleversements. Nous sommes en face d’une révolution numérique et sommes confrontés à l’émergence des néobanques, ou plus communément appelées banques en ligne.  Pour mieux comprendre ces nouveaux acteurs financiers, l’ACPR a mené une étude sur le premier semestre 2018, mettant en exergue les modèles d’affaires de ces établissements d’un nouveau genre. 6,5 % des Français sont aujourd’hui clients de banques en ligne, dont un tiers d’entre eux le sont devenus en 2017. Pourtant, selon cette même étude, ces nouveaux acteurs bancaires ne parviennent pas encore à dégager des résultats positifs. La plupart d’entre eux comptent bien devenir rentables à l’horizon de 2020. Voyons donc plus en détails ce qu’il en est de ce nouveau modèle d’affaires.

Les néobanques, un terme générique pour désigner des banques en ligne nativement mobiles

Tout d’abord, le premier aspect qui se dégage de cette étude fait état de fortes distinctions entre les différentes banques en ligne. Derrière ce terme générique se cache plusieurs générations d’acteurs et de multiples fonctionnements divergents. Il est donc, à l’heure actuelle, très difficile de dégager un modèle d’affaires unique. La première génération de ces nouveaux acteurs bancaires est arrivée avec l’avènement d’Internet, au début des années 2000 (avec COFEVI en 1997, Ing Direct ou Fortuneo en 2000, ou encore Boursorama en 2002). La dernière génération, quant à elle, cible plutôt des offres mobiles fonctionnant depuis de simples applications (avec les néobanques N26 ou Revolut par exemple). Bien entendu, tous ces établissements privilégient avant tout des outils de relations à distance. Qui plus est, le catalogue des produits proposés par les banques en ligne est de plus en plus complet. Enfin, leurs pratiques tarifaires ont en commun d’être toujours très compétitives. Pour autant, toutes ces banques nouvelles générations ne s’accordent pas forcément sur leurs prix. Certaines privilégient une offre de base gratuite associée à des produits hauts de gamme facturés. D’autres optent plutôt pour une tarification forfaitaire évoluant selon les conditions de revenus des clients. 

La banque en ligne est devenue un secteur très concurrentiel. Par conséquent, chaque établissement cherche à capitaliser sur ses spécificités.

Une rentabilité pas toujours au rendez-vous

Si les banques en ligne sont devenues un acteur bancaire incontournable, elles ne sont, pour l’instant, pas toujours rentables. À la fin de 2017, sur l’Hexagone, elles regroupaient 4,4 millions de clients, soit 6,5 % de la population. Parmi eux, 1,3 millions de clients, soit 33,5 % d’entre eux, ont adhéré à ces services en ligne dans le courant de l’année 2017. Les néobanques et banques en ligne sont donc en pleine expansion. En revanche, leurs fortes dépenses d’investissement ne sont pour le moment pas encore rentables. Plusieurs facteurs expliquent ce manque de rentabilité. Tout d’abord, la clientèle des banques en ligne est plus jeune, et donc moins profitable que celle des réseaux traditionnels. Les produits proposés sont plus réduits, ce qui engendre moins de chiffre d’affaires. D’ailleurs, les clients souscrivent à moins de services après des banques en ligne que dans des agences classiques. Les consommateurs inactifs sont également plus nombreux. Enfin, la politique tarifaire de ces établissements en ligne limite leurs recettes. 

La rentabilité, le prochain défi des banques en ligne

Pour gagner en rentabilité, les néobanques et banques en ligne visent avant tout la conquête de nouveaux clients, ce qui permet de réaliser des économies d’échelle. L’idée est d’atteindre une taille critique suffisante permettant d’amortir les moyens mis en œuvre. L’autre axe consiste à augmenter le PNB par client en leur proposant des équipements plus larges et un plus grand nombre d’interactions bancaires. Si les banques en ligne sont souvent considérées comme des banques secondaires, elles espèrent bien devenir le banquier principal d’un nombre croissant de clients. Ces nouveaux acteurs bancaires se démarquent actuellement par des solutions de gestion des finances personnalisées. En limitant autant que possible l’intervention humaine au profit des nouvelles technologies, tout en axant leur conquête sur l’usage innovant des données dont elles disposent à des fins marketing, les pure players visent une rentabilité nette à l’horizon de 2020. Affaire à suivre…

Lire toute l’analyse de l’ACPR.

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David Audran

Responsable du blog CultureBanque. Expérience professionnelle en banque de détail, finance d'entreprise et analyse financière.

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