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Tracfin au cœur de la lutte contre la cybercriminalité

Face à l’essor d’Internet et des nouvelles technologies de communication, le gouvernement se doit de réagir pour prévenir la cybercriminalité. C’est ainsi qu’a été mis en place, en France, une plateforme d’assistance et de prévoyance du risque numérique. Son objectif : prévenir la cybercriminalité et apporter des solutions aux victimes. Or, en 2018, le site Cybermalveillance.gouv.fr a recensé plus de 30 000 demandes d’aide à la suite d’actes malveillants… Au cœur du dispositif, Tracfin renforce ses moyens et développe de nouvelles compétences.

Tracfin, un organisme pour lutter contre la fraude et le blanchiment d’argent 

Tracfin est l’acronyme de « Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins ». Autrement dit, il s’agit d’un service administratif, dépendant du Ministère de l’économie et des finances, et dont le rôle est de lutter contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Créé en 1990, Tracfin a pour mission de recueillir, d’analyser et d’exploiter des renseignements permettant d’établir l’origine ou la destination de sommes suspectes. Les banques sont tenues de faire des déclarations de soupçons, un correspondant est désigné dans chaque établissement.

Pour mener à bien ses missions, Tracfin se dote de prérogatives spécifiques et a un accès direct à de nombreuses données publiques ou confidentielles. Tracfin peut également échanger des informations financières avec ses homologues étrangers. Enfin, Tracfin a la possibilité de bloquer une opération non encore exécutée, pour un délai de deux jours ouvrables, à la suite d’une déclaration de soupçons, et sans avoir à se justifier. 

L’essor de la cybercriminalité dans le milieu financier

Depuis l’instauration de Tracfin, la cybercriminalité a considérablement évolué. Les réseaux de piratage se sont développés, jusqu’à être aujourd’hui capables de capter d’importantes sommes d’argent. Plusieurs méthodes sont employées par les cybercriminels : 

  • Le vol direct par piratage informatique ; 
  • L’exploration des failles des systèmes d’information d’une société ou d’une personne physique ; 
  • L’utilisation du cyberespace pour conduire des activités criminelles ou du blanchissement de manière anonyme.

Lire le rapport : https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/tracfin/tracfin_analyse_2018-2019.pdf

Les nouveaux moyens mis en œuvre par Tracfin

S’adaptant aux nouvelles pratiques criminelles, Tracfin ne cesse de renforcer ses moyens d’action. Depuis 2018, son service est doté d’une cellule d’enquête, spécialisée en cybercriminalité financière. Ses missions ? Retracer les transactions effectuées sur la blockchain et identifier les flux financiers émanant du Dark Web. En ce sens, Tracfin collabore étroitement avec ses homologues étrangers, ainsi qu’avec d’autres services d’enquêtes spécialisés des douanes, de la police ou de la gendarmerie. 

Grâce à ces nouveaux dispositifs, Tracfin parvient à déjouer de nombreux actes malveillants. Pour preuve, en 2018, Tracfin a traité 1718 déclarations de soupçons de financement du terrorisme, dont 139 ont été portées à la connaissance de l’autorité judiciaire et 899 au service de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. 

En décembre 2019, Gérard Darmanin s’est exprimé, affirmant que « le renseignement financier était devenu un outil essentiel dans la lutte contre la menace terroriste. Si TRACFIN est le plus petit des services de renseignement, il est aussi le plus spécialisé, a-t-il expliqué. Sa force de frappe réside dans l’expertise et les compétences hors pair de ses agents, dans leur capacité d’analyse et d’enquête ».

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David Audran

Responsable du blog CultureBanque. Expérience professionnelle en banque de détail, finance d'entreprise et analyse financière.

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