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Crédit : les enjeux de l’assurance emprunteur

Si la plupart des emprunteurs attachent une importance toute particulière aux taux d’intérêt de leurs prêts, bon nombre d’entre eux oublient, de prime abord, de regarder avec attention le taux d’assurance qui leur est proposé. Pourtant, celui-ci peut parfois être conséquent. Ainsi, si l’assurance emprunteur était jusqu’alors exclus du jeu de la concurrence, la situation vient tout juste de changer. Véritable coup de tonnerre dans l’univers du financement, une loi autorise désormais l’assurance emprunteur à être renégociée chaque année.

Qu’est-ce que l’assurance emprunteur ?

L’assurance emprunteur sert à garantir le bon remboursement d’un crédit. Autrement dit, celle-ci couvre l’emprunteur et sa famille en cas de décès ou d’invalidité. Par conséquent, elle protège dans le même temps les banques des risques d’impayés. Si les assurances emprunteur ne sont, selon la loi, pas obligatoires, il est aujourd’hui impensable de faire un prêt sans souscrire à ces dernières. Plusieurs facteurs entrent alors en compte au moment de la choisir. Outre le prix, il est primordial de regarder quels sont les montants qui y sont définis, quels sont les incidents couverts, et surtout quelles sont les exclusions. En effet, c’est sur ce poste que se jouent les différences les plus importantes.

Un coût non négligeable

Si beaucoup d’emprunteurs se focalisent principalement sur le taux nominal de leur crédit, il est primordial de prendre en compte le montant de l’assurance qui y est associée. En effet, celui-ci peut littéralement faire exploser le montant des remboursements du prêt. Des études ont montré que l’assurance emprunteur pouvait quand même représenter jusqu’à 30 % du coût total d’un emprunt.

Le bouleversement de l’assurance emprunteur

Actuellement, les banques sont en situation de quasi-monopole sur le secteur de l’assurance emprunteur. De ce fait, ces dernières pratiquent souvent des marges importantes. Pourtant, cela ne les empêche pas pour autant de vendre encore 9 contrats sur 10. Il faut dire que le marché est colossal et représente tout de même 9 milliards d’euros de cotisations annuelles !

Pour pallier à cela, l’assemblée nationale a adopté une ordonnance permettant aux consommateurs de résilier leurs assurances. Jusqu’à présent, la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation permettait déjà de changer d’assurance emprunteur, durant la première année de son crédit immobilier, et sous réserve de présenter un autre contrat avec des garanties du niveau au moins équivalent. Désormais, à partir du 1er janvier 2018, les contrats d’assurance emprunteur pourront être renégociés annuellement. De plus, tous les dossiers de crédit seront concernés, y compris ceux contractés avant cette date.

Si, de prime abord, cette refonte de l’assurance emprunteur paraît alléchante pour le consommateur, il convient de nuancer les bénéfices futurs de cette loi. En effet, cela devrait tout d’abord faire baisser le prix des primes d’assurance. En revanche, comme cela impacterait à moyen terme la rentabilité des banques, la réforme pourrait également, sur le long terme, faire remonter les taux des crédits immobiliers.

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David Audran

Responsable du blog CultureBanque. Expérience professionnelle en banque de détail, finance d’entreprise et analyse financière.

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