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Le regroupement de crédit et les réseaux sociaux

Le titre de cet article est clair : analyser l’utilisation des réseaux sociaux par les acteurs majeurs du regroupement de crédits afin de communiquer auprès des consommateurs. Un univers bancaire encore peu connu du grand public et faisant l’objet de nombreuses controverses.

Une approche compliquée pour les acteurs financiers

Le regroupement de crédits est sans doute le produit bancaire bénéficiant de la plus basse côte de popularité auprès des ménages, notamment lorsque ces mêmes ménages reçoivent chaque jour des dizaines de spam dans leur boites mail… Ceux-ci ne manquent pas d’utiliser des termes comme « arnaque », « surendettement » ou encore « piège » pour qualifier ce produit bancaire.

Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La production en France s’est établie à 1,8 milliards d’euros en 2012, les consommateurs sont donc nombreux chaque année à recourir à cette solution. La plupart d’entre eux reste cependant discret sur le déroulement de l’opération.

Le constat est là : le regroupement de crédits n’est pas totalement démocratisé mais tend à le devenir, notamment avec l’utilisation des réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux pour démocratiser le rachat de crédits

Les acteurs (intermédiaire et établissements de crédits) doivent faire face à de plus grosses difficultés pour pouvoir communiquer auprès de leurs clients et prospects, l’utilisation des réseaux sociaux semble être une solution.

Nous distinguons trois types d’acteurs :

Les établissements de crédits

  • BNP Paribas Invest Immo
  • Créatis
  • Sygma Banque
  • CGI
  • GE Money Bank
  • CFCAL
  • Aerios
  • Credit Lift

A ce jour, aucun de ces établissements n’est visible sur les réseaux sociaux traditionnels comme Twitter, Facebook ou Google +. Tout simplement parce qu’ils travaillent pour la plupart avec des intermédiaires que sont les courtiers financiers et ne traitent pas directement avec le client final.

Les intermédiaires bancaires dits courtiers

Tous ces courtiers sont des intermédiaires bancaires, ils proposent les produits des établissements financiers par le biais de mandats et ont une communication plus aboutie avec le client final.

Ils ont pour la plupart une présence sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et Google + mais ils sont encore peu actifs contrairement aux banques traditionnelles qui disposent de community manager à temps plein.

Si on se penche plus précisément sur les followers de ces intermédiaires, on constate qu’il s’agit en grande partie de professionnels (assurance, crédit, immobilier, finance…) qui cherchent à étendre leur réseau. La communication des intermédiaires via ces réseaux sociaux reste encore relativement faible pour démocratiser le regroupement de crédits en France. L’interaction client-courtier ne se fait pas encore publiquement, un axe de développement à travailler pour ces professionnels de la restructuration de crédits.

Les organismes de crédit

Les organismes de crédit sont pour la plupart plus actifs sur les réseaux sociaux, on s’étonne d’ailleurs de ne pas voir de page Facebook officielle pour Cofidis, il s’agit probablement d’un choix stratégique.

Meilleurtaux et Empruntis se démarquent largement sur Twitter, ce qui peut être justifié par leurs fréquentes analyses des marchés financiers (évolution des taux, évolution des demandes de regroupement de crédits…), ils ont une approche plus professionnelle (B to B) et Twitter se prête fort bien à ce type d’exercice.

En revanche, Cofinoga et Sofinco ont une communauté beaucoup plus importante sur Facebook, ce qui se justifie par leur communication orientée vers les consommateurs (B to C).

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David Audran

Responsable du blog CultureBanque. Expérience professionnelle en banque de détail, finance d'entreprise et analyse financière.

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