Avec L by LCL, LCL s’attaque à un terrain sur lequel les banques traditionnelles ont longtemps laissé de la place aux néobanques : celui des clients qui veulent simplement une banque sur leur téléphone, sans forcément avoir besoin d’un conseiller.
Après L by LCL Pro, lancé en janvier 2026 pour les entrepreneurs, indépendants et TPE, LCL propose désormais sa déclinaison pour les particuliers.
L’idée est assez simple : une banque en ligne, avec une application dédiée, mais toujours estampillée LCL.
Une banque pensée pour être autonome
L by LCL s’adresse avant tout à ceux qui veulent gérer leur compte eux-mêmes. L’ouverture se fait depuis un smartphone, avec un parcours de souscription simplifié. Une fois le compte ouvert, tout passe par l’application dédiée L by LCL : virements, gestion de la carte, paiements mobiles avec Apple Pay et Google Pay, etc.
Un assistant conversationnel vient également compléter l’application.
Côté tarifs, LCL propose trois formules :
- L, gratuite, avec une carte virtuelle internationale ;
- XL, à 5 € par mois, avec une carte Visa internationale physique, les paiements à l’étranger gratuits et l’assurance L’Protect ;
- XXL, à 9 € par mois, avec notamment une carte Visa Premier et des garanties supplémentaires.
La carte virtuelle dès l’offre gratuite est assez révélatrice. C’est devenu un standard chez les nouveaux acteurs du secteur : Revolut, bunq, N26 ou encore Trade Republic ont largement contribué à installer ce type d’usage.
Pour autant, il ne faut pas forcément s’attendre à une révolution une fois l’inscription terminée. L’application est plutôt simple. elle fait le job et va à l’essentiel, mais ne semble pas chercher à réinventer l’expérience bancaire mobile.

LCL garde quand même une carte à jouer
Car derrière L by LCL, il y a LCL. Et c’est probablement là que se trouve une bonne partie de l’intérêt de l’offre.
La banque propose en parallèle son offre traditionnelle, avec un conseiller, des rendez-vous en agence et un accompagnement plus important pour les projets qui sortent du quotidien : crédit immobilier, financement, investissement ou besoins professionnels.
LCL peut donc s’adresser à deux types de clients : ceux qui veulent tout faire seuls depuis leur smartphone et ceux qui préfèrent avoir quelqu’un en face d’eux lorsqu’il s’agit de prendre une décision financière importante.
Une recette qui rappelle Hello bank!
La démarche fait forcément penser à BNP Paribas et Hello bank!. Dans les deux cas, une banque traditionnelle propose une expérience digitale à côté de son offre classique, plutôt que de laisser les clients les plus autonomes partir vers les néobanques.
Il y a toutefois une différence assez visible : Hello bank! est une marque à part entière, alors que L by LCL affiche directement son appartenance à LCL.
Autre point intéressant : même en choisissant L by LCL, certains usages physiques restent possibles. Les clients peuvent notamment déposer leurs chèques en agence et retirer gratuitement des espèces dans les distributeurs LCL.
On retrouve donc une sorte de compromis : une expérience bancaire pensée pour le smartphone, mais avec le réseau d’une banque traditionnelle en arrière-plan.
Un modèle LCL qui évolue
L by LCL n’arrive donc pas tout seul. LCL fait évoluer en parallèle son réseau d’agences, avec de nouvelles fermetures prévues, tandis que la banque renforce certaines activités, notamment avec le rachat de Milleis et son expertise auprès d’une clientèle patrimoniale.
Au fond, LCL semble chercher un nouvel équilibre : davantage de digital pour les besoins du quotidien, moins d’agences mais davantage ciblées, et plus d’expertise pour les clients qui en ont besoin.