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Les Cessions d’actifs des banques Françaises

La gestion Actif-Passif ou ALM (Asset and Liability Management) est l’art de d’allouer les différentes ressources pour financer les différents actifs selon des maturités et des risques plus ou moins élevés. C’est une fonction clé des établissements financiers car lorsque le système bancaire est en difficulté l’ALM permet d’éviter le risque de liquidité (ne plus avoir assez de ressources à court terme). Il faut également gérer les différents risques de taux de changes et d’intérêts (on parle d’activité d’intermédiation).
L’ALM est devenu un enjeu stratégique pour les banques depuis que la règlementation prudentielle impose des contraintes supplémentaires en fonds propres.

Pour vous aider la mieux comprendre la stratégie de cessions d’actifs des banques face à la règlementation prudentielle, il est important de s’informer sur la constitution du bilan d’une banque

Qu’est-ce qu’une cession d’actifs, pourquoi ?

Notre époque est marquée de deux grandes tendances, après l’expansion de la finance dans les années 90, l’heure est à la règlementation à outrance.

Rappel historique :

Les banques ont profité des 3D : Dérèglementation, Désintermédiation, Décloisonnement pour développer leur activité.

Dérèglementation : libéralisation du secteur

Désintermédiation : Perte du monopole du financement par les banques

Décloisonnement : Confusions de toutes les activités la banque (détail, financement, gestion d’actifs, investissement…) en dehors des frontières.

Le fort développement du secteur bancaire s’est orienté vers des activités plus risquées et rentables, mais avec la nouvelle réglementation Bâloise  les banques doivent restructurer leur activité pour se recentrer vers les métiers les moins risqués et ainsi atteindre les 9% de fonds propres exigés.

Pour respecter les exigences en fonds propres, les banques se séparent de différents actifs notamment des activités et des portefeuilles de prêts risqués tels que la BFI, le Private Equity, le Leasing, les financements en dollars. C’est ainsi que les banques Françaises retournent à leur métier de base sur leur marché domestique : le financement de l’économie Française

Impact sur l’économie

Baisse des volumes des prêts à cause du manque de liquidité : Les 9% de fonds propres imposés vont réduire les liquidités disponibles pour prêter à l’économie réelle.

Retours aux métiers de bases : La banque de détail avec une hausse de l’activité commerciale (tarifs, vente, commissions…)

Les solutions pour les banques

Pour continuer à financer l’économie dans ce contexte réglementaire fort, plusieurs solutions sont envisagées, notamment la mise en place de nouveaux prêts dès l’origine avec les assureurs.

Explication :

Les Assureurs ont un Passif plus long que les banques, donc plus stable, constitué notamment des placements à long terme de la clientèle et d’obligations. En face leurs actifs sont plutôt orientés à Moyen terme avec des actifs d’obligations.

Les Banques quant à elles, ont des ressources plus courtes que les assureurs (dépôts de la clientèle, trésorerie d’entreprises, marché interbancaire à moins d’un an) alors qu’ils ont des actifs Longs constitués notamment de prêts bancaires parfois sur 30 ans !

Les assureurs pourraient « aider » les banques à financer les actifs (les prêts), ce qui équilibrerait la maturité des encours de l’un et l’autre.

Les banques peuvent aussi utiliser des produits de couverture notamment pour le risque des activités de marchés pour plafonner les pertes et donc l’allocation de fonds propres.

Les banques peuvent également envisager des modifications des conditions d’épargne sur les livrets avec des pénalités en cas de retrait anticipé. Ce type de mesure aura pour effet de stabiliser l’épargne des clients (les ressources de la banque).

Les solutions pour les entreprises

Les entreprises doivent se tourner vers des financements plus désintermédiés par exemple avec des émissions obligataires (ou obligations convertibles en actions).

Il est également possible de passer par des sociétés de gestion qui deviennent force de propositions pour les entreprises de plus petite taille et qui mettent en placent des Fonds Communs de Placements (constitués d’emprunts de PME).

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David Audran

Responsable du blog CultureBanque. Expérience professionnelle en banque de détail, finance d’entreprise et analyse financière.

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