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Les français et la crise économique

Depuis 2008, la France a ressenti les effets de la crise économique. Les premiers secteurs touchés en France ont été les transports et l’immobilier, avant d’atteindre le secteur bancaire

  • Les transports : En 2008-2009, 80% des transporteurs routiers en France font faillite. La SNCF retarde de 6 mois les projets de renouvellement des 200 rames de TGV et décide d’anticiper les pertes collatérales de la crise économique.
  • L’immobilier : suite à la crise des subprimes, les français achètent moins et les prix de l’immobilier flambent.
Depuis 2008, la France reste tout de même un des pays d’Europe qui souffre le moins de la crise.

Pourtant, il faut noter que la crise économique de 2008 a aussi eu un impact sur le quotidien des français : sur leurs revenus, sur leur situation professionnelle et sur leur moral. Les français sont très pessimistes et ne voient aucun débouché positif à cette dégradation de la situation financière. Nicolas Sarkozy, lors de son discours à Toulon en novembre 2008, explique que selon lui, les « les français ont peur : peur pour leurs économies, peur pour leur emplois, peur pour leur pouvoir d’achat » qui pourraient souffrir à cause de la crise économique. Pour lui, « la peur est la principale menace qui pèse aujourd’hui sur l’économie » en France et dans le monde. La crise économique a très vite profondément changé le quotidien des français.

Le moral des français en pâtit

A en croire l’édition de 2010 de Francoscopie, « tous les indicateurs d’opinion témoignent d’un fort pessimisme quant à la situation nationale, dans son évolution récente comme dans ses perspectives à court ou moyen terme. Dès février 2006, 76% des français estimaient que le pays était plutôt en déclin ». Pour les français dès 2009, « Aujourd’hui est toujours perçu comme moins favorable qu’hier mais plus que demain ».

En effet, l’ouvrage de Francoscopie de 2010 explique que la société française est déprimée. C’est une société sans contact humain qui redoute pour sa vie professionnelle et personnelle. Ce pessimisme est dû à une dégradation très rapide du niveau de vie en France. En 2009, le taux de chômage atteignait 9,1% contre 7,2% un an plus tôt. La dépression économique est directement en lien avec le moral des français. Ne pas avoir de perspectives économiques engage les français à faire plus attention avec leur argent. Dans un sondage de novembre 2008, « l’argent était cité par les français comme la première chose qu’ils aimeraient avoir pour être plus heureux aujourd’hui (52%) devant la santé (32%), le sentiment d’être utile dans la société (21%) (…) ». En 2012, la situation est loin de s’être arrangée, « 65% des Français se disent inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfants (Ifop/dimanche Ouest France, janvier 2012) ». La dette publique de 2012 est de 103 milliards d’euros, ce qui représente 61 000 € par ménage soit 1,3 année de revenus en moyenne. La situation économique atteint un point tel que tout retour à la « normale » semble impossible.

La crise financière de 2008 marque la fin d’un monde

« La dépression économique de 2008 est d’une nature différente, par son ampleur, sa durée probable et le fait que des changements importants étaient déjà perceptibles au cours des années précédentes dans les attitudes et les comportements. La baisse du pouvoir d’achat et les contraintes environnementales et la volonté de redonner du sens à la vie risquent de remettre durablement en cause le modèle précédent de consommation. On ne reviendra donc pas à la « normale » lorsque la croissance et la confiance (deux éléments en l’occurrence très liés) seront revenus et que les comptes publics seront équilibrés. ».

Les problèmes économiques s’accumulent et détériorent le niveau de vie des français. Très vite, les coupables sont pointés du doigt par le gouvernement et les Français.

En novembre 2008, à Toulon, Nicolas Sarkozy remet en cause le système bancaire. Pour lui, les banques ont pris des risques « absolument inconsidérés » et ont profité de la situation pour spéculer sur les marchés au lieu de « faire leur métier». Le gouvernement et les citoyens ont perdu confiance en ce système bancaire profiteur. Les banques n’ont plus aucune crédibilité. Cela est également illustré par les propos tenus par les médias. Les médias font des scandales des généralités.

Les publicitaires profitent d’ailleurs de la situation en se moquant des banquiers et traders dans plusieurs publicités. La marque Renault, par exemple, en 2008, mettait en scène dans un spot publicitaire des traders à « une réunion de traders anonymes » et rebondissait ainsi avec brio sur l’actualité financière tout en s’assurant la sympathie de l’opinion générale.

Pour Nicolas Sarkozy, il est temps que le gouvernement et les banques agissent. Dans son discours, il présage même un changement de stratégie de la communication des banques car pour lui, « on rétablira la confiance en disant la vérité ».

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Dossier réalisé par Elsa Blanco

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Elsa Blanco

Chargée de communication passionnée, j’analyse les tendances de la pub et de la communication 360.

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