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Mesure de la rentabilité des banques en France

L’équilibre entre la rentabilité des banques et les risques ne peut pas toujours être apprécié par la seule analyse du résultat net qui est un solde intégrant parfois des produits ou des charges non récurrents qui peuvent masquer la structure de la rentabilité de l’établissement à un moment donné.

C’est pourquoi l’analyse de la rentabilité passe par la mise en évidence de soldes intermédiaires (produit net bancaire, résultat brut d’exploitation, résultat d’exploitation) qui permettent d’identifier les éléments ayant contribué à l’obtention du résultat final. Vous souhaitez mieux connaitre le secteur bancaire? Parcourez notre documentation sur les banques françaises !



Les déterminants de la rentabilité bancaire

En premier lieu, le résultat brut d’exploitation – RBE –  s’obtient en retranchant du produit net bancaire, majoré des produits accessoires, le volume des frais généraux et des dotations aux amortissements. La capacité d’un établissement à générer une marge après imputation du coût des ressources et des charges de fonctionnement sera alors appréciée.

L’analyse du résultat d’exploitation – REX – correspond, elle, au résultat brut d’exploitation auquel on retranche les dotations nettes aux provisions d’exploitation. C’est à ce niveau que la notion de risque est réellement prise en compte.

Le résultat net  – RN – intègre, outre le résultat d’exploitation, les autres produits et charges de caractère le plus souvent exceptionnel, la participation des salariés et l’impôt sur les sociétés.

L’évolution de la rentabilité des banques

L’évolution de la rentabilité est le fruit des variations de taux et de volume que l’on dissocie dans l’appréciation de la situation d’un établissement de crédit. La mesure des effets de prix et de volume passe par l’analyse des coûts et rendements. Ceux-ci sont obtenus en rapprochant le montant des intérêts perçus et versés de celui des prêts et des emprunts correspondant.

Un calcul de marge sera alors réalisé sur les différentes activités d’intermédiation, comme les opérations de trésorerie, et donner lieu en définitive à une évaluation de la marge d’intermédiation. Cette approche peut être complétée par la prise en compte d’autres éléments de l’activité qui influent sur le niveau de rentabilité comme les revenus de titres et des immeubles pour obtenir le rendement final des fonds empruntés.

Compte tenu du fort développement des opérations bancaires hors intermédiation (services de conseil, opérations sur marchés dérivés), il convient d’en tenir compte dans l’analyse des produits et des charges qu’elles génèrent et de rapporter l’ensemble des gains nets obtenus, au total des fonds utilisés. Le taux ainsi calculé est un indicateur du rendement global d’un établissement de crédit.

Les coefficients d’exploitation : un outil d’évaluation

Plusieurs ratios peuvent être calculés afin de mettre en évidence les structures d’exploitation. Les plus utilisés sont le coefficient brut d’exploitation qui exprime la capacité d’une banque à couvrir ses charges d’exploitation par des recettes de même nature.

Le coefficient net d’exploitation, qui est le rapport des frais généraux au produit net bancaire, montre de façon synthétique la part des gains réalisés qui est absorbée par les coûts fixes.

Le coefficient de rentabilité (rapport du résultat net aux fonds propres exprime le rendement du point de vue de l’actionnaire.

Le coefficient de rendement est le rapport du résultat net au total du bilan (« return on assets ») et exprime de façon très globale le rendement des actifs. L’inconvénient de la référence au total de bilan est qu’elle place tous les actifs sur un même plan, alors que leurs risques sont différents et qu’elle néglige les activités de hors bilan.

D’autres ratios peuvent être utilisés, notamment des ratios calculés sur le produit net bancaire et les frais généraux afin de mesurer la productivité des établissements de crédit. Les ratios ci-dessus sont les plus utilisés par les banques et permettent de déterminer la rentabilité ainsi que de les comparer aux concurrents.

En ce qui concerne le rendement économiques des fonds propres, les banques françaises sont moins performantes que leurs voisines britanniques dans la mesure où les établissements français sont pénalisés par une politique plus active qu’ailleurs de renforcement de leurs fonds propres (déjà avant la crise de 2008)

Par ailleurs, si les banques françaises présentent des coûts d’exploitation en proportion de leur PNB nettement plus élevés, il convient de souligner que les marchés bancaires anglais et espagnols sont très concentrés et considérés comme moins concurrentiels. Cela leur permet de pratiquer des niveaux de marge de crédit et de commissions sensiblement plus élevés qu’en France, allégeant ainsi le poids des charges d’exploitation.

Largement concentrés sur les activités de banque de détail, les établissements espagnols et britanniques regroupent par ailleurs des métiers moins diversifiés que les banques françaises dont les coefficients d’exploitation ont toutefois baissé dans des proportions considérables au cours des 15 dernières années.

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