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Le PNB : la marge d’intermédiation et les commissions

L’activité d’une banque se mesure par l’intermédiaire du Produit Net Bancaire (PNB) qui peut être définie comme la différence entre les produits et les charges d’exploitation bancaires nés de toutes leurs activités de financement de l’économie. Ses deux composantes principales sont la marge d’intermédiation et les commissions. La marge d’intermédiation est définie comme le résultat des banques sur leur activité de prêt tandis que les commissions sont les revenus que la banque tire en matière de conseils et d’opérations diverses à ses clients. Naviguez sur notre wikibanque pour comprendre le secteur bancaire français !

La marge d’intermédiation en baisse dans le PNB

La marge d’intermédiation bancaire peut être définie comme le résultat des banques sur leur activité de prêt. Il est indispensable pour un établissement de crédit de déterminer sa vulnérabilité à la conjoncture et aux mouvements de taux. En outre, elle permet aux autorités publiques d’évaluer à tout moment les risques qui pèsent sur le système bancaire dans sa globalité parce qu’ils sont susceptibles d’affecter l’ensemble de l’économie. Plus précisément, elle se définit comme la différence entre les intérêts reçus de la distribution de crédits et les intérêts versés (coût de leurs ressources).



Elle a subit différentes évolutions. En 1991, la modélisation de Théoret (1991) sur les établissements bancaires a confirmé la très grande sensibilité des résultats des banques aux évolutions de taux d’intérêt.

Plus récemment, la Caisse des dépôts et consignations (1997) a repris une structure assez identique pour les institutions françaises en intégrant les résultats liés aux activités de marché.

De ce fait, la marge d’intermédiation va directement dépendre des encours de crédits. Les encours de crédit sont corrélés à la conjoncture économique : hausse des volumes liée à l’accroissement de l’activité (habitation, trésorerie d’entreprises…), mais surtout parce que l’amélioration conjoncturelle contribue à réduire les primes de risque donc le coût du crédit. Plus les acteurs économiques (ménages et entreprises) vont demander du crédit plus les banques vont gagner en rémunération.

La France est un cas particulier en matière de marge d’intermédiation. En effet, elle est deux fois plus élevée que la moyenne réalisée dans la zone euro. Certes, du fait de la baisse des taux d’intérêt des crédit aux clients, la marge globale d’intermédiation des banques s’est inscrite en baisse. Mais cela a tout l’air d’un effet de correction puisque, dans les années 90 et même au début des années 2000, cette marge d’intermédiation atteignait 8 %.

La déréglementation et le décloisonnement des années 90 ont permis la captation d’une partie des marges d’intermédiation. De même, l’apparition des OPCVM a influencé la recherche de nouvelles marges d’intermédiation par les banques qui ont alors trouvé de nouveaux concurrents. Le tableau ci-dessous nous indique l’évolution des taux d’intermédiation dans le PNB depuis 1988. La part consacrée aux OPCVM et aux sociétés d’assurance n’a cessé de croître :

1988

1992

2003

Taux d’intermédiation étroit (en %)

61,5

58,9

39,1

Crédit/financement totaux

Taux d’intermédiation large (en %)

79,7

76,3

64.3

Financements intermédiés
– part des établissements de crédit

69.3

63,5

44,3

– part des entreprises d’assurance

3,9

5,8

11,9

– part des OPCVM

6,5

6,9

8,3

La part du PNB générée par la marge d’intermédiation tant à diminuer au profit des commissions.

L’importance grandissante des commissions dans le PNB

Les commissions bancaires ne cessent d’augmenter et de se diversifier. La gratuité du service disparaît. En 2004, 21% du PNB des banques commerciales était généré par les commissions. Cette hausse laisse à penser que le secteur bancaire souffre d’un manque de concurrence. Elle se calcule de la manière suivant : différence entre le taux de rendement moyen des principaux emplois et le coût moyen des principales ressources.

Le nombre croissant de commissions prélevées sur les services rendus et les tarifs pratiqués permettent aux banques de s’enrichir plus aisément par cette composante que par la marge d’intermédiation. Les chiffres montrent bien que les revenus générés par les commissions bancaires ne font que croître.

Autre évolution potentielle mais pas encore appliquée par tous les établissements, les ressources gratuites des banques devraient être rémunérées puisque les services sont quasiment tous facturés aux clients. La rémunération des dépôts à vue est donc envisageable. Cependant, certains enjeux persistent. Le Conseil National de la Monnaie et de l’Epargne estime que si les banques sont autorisées à rémunérer les dépôts à vue, elles vont multiplier le nombre et la valeur des commissions voir augmenter les taux d’intérêt dans le pire des cas. Ainsi, les petits déposants, qui ont généralement peu de flux sur leur DAV, seraient les premiers à en payer les frais et se retrouveraient exclus du circuit bancaire. Cela reviendrait donc à annuler l’effet de la rémunération des DAV. 

Ainsi, bien que la marge d’intermédiation demeure confortable en France, l’accroissement du nombre de commissions et leurs montants est un risque réel, voire incontournable avec la rémunération des DAV.

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